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Guide mycologique du pays oléronais
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Melanogaster broomeanus  Berk. ex Tul.
Photo : Guy DUPUY
Assez commun - Fin d'automne - Début hiver
Les melanogasters sont très présent et très mal connus sur Oléron où l’on peut rencontrer les trois espèces du genre: Melanogaster broomeanus, Melanogaster variegatus et Melanogaster ambiguus. Ces gastéromycétes «semi-hypogés» - en général ils affleurent la surface du sol et on peut parfois les repérer sans l’aide des sangliers ou autres animaux qui semblent en être friands- sont très discrets et, sans les informations d’un «initié» qui croyait ramasser des truffes depuis de nombreuses années, nous ne les aurions peut-être jamais trouvés…
Melanogaster broomeanus semble être exclusivement lié aux chênes verts. Si vous repérez cette petite «pomme de terre» jaunâtre de 3 à 8 cm de long, de consistance plutôt molle, vous aurez toutes les chances en écartant les feuilles d’en récolter des dizaines: Le jour où nous avons trouvé les premiers carpophores (première récolte déterminée sur l’île) dans la forêt des saumonnards, nous avons découvert sur environ un km2 une bonne douzaine de stations!…
A la coupe notre «tubercule» présente une gléba mucilagineuse composée de logettes noirâtres délimitées par des parois blanches. Il faut beaucoup d’imagination pour le confondre avec une truffe. Les jeunes exemplaires sont inodores mais au fur et à mesure de la maturation, ils dégagent un parfum fruité assez agréable et à la fin étonnamment puissant…

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Si l’étude microscopique permet de le différencier sans problème de Melanogaster ambiguus, plus foncé et d’une odeur absolument infecte d’oignons pourrissants en vieillissant, la séparation entre variegatus et broomeanus est plus délicate: Certains mycologues et auteurs synonymisent les deux espèces tant les critères de séparation sont peu évidents et nous aurions nous-mêmes tendance à le penser après avoir étudié des dizaines de récolte.
Si l’on veut maintenir une différence, on peut retenir entre autres éléments que Melanogaster variegatusprésente un peridium généralement brun rouge foncé à complète maturité, des spores plus irrégulières, en général plus ventrues: 6-8µm x 4-5,5µm (Q =L/l proche de 1,5) alors que broomeanus, qui garde ses teintes ocre jaunâtre en vieillissant possède des spores cylindriques régulières en général un peu plus allongées et plus étroites: 6,5 -9µm x 4-4,5µm (Q=L/l proche de 2). Cela dit sur la plupart des stations, on trouve les deux types en mélange avec tous les intermédiaires possibles, surtout sur la côte ouest, où au début, nous ne pensions avoir affaire qu’à Melanogaster variegatus… Sur la côte est (forêt des Saumonnards), les nombreux exemplaires étudiés se rapprocheraient plus de la description type de M. broomeanus (couleur plus ocre à maturité, coefficient sporal plus proche de 2).
Fiche créee le 15/01/2006
révisée le 11/01/2011
Réalisation scientifique: Guy DUPUY     >>> Contact
Mycoleron© 2005 Réalisation technique : François MARIE DIT ROBIN     >>> Contact
383 espèces - Dernière mise à jour le : 15 avril 2013
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