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Guide mycologique du pays oléronais
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Agaricus freirei  Blanco-Dios - Agaric de Freire
Photo : Jacques GUINBERTEAU
Commun - Automne
Cette espèce de taille respectable se caractérise par un chapeau recouvert de fines squamules brun-acajou contrastant avec le pied blanc pur, un anneau ample membraneux coloré sur sa marge inférieure par une rangée d’épaisses squames brunes typiquement délimitées : on le rencontre assez fréquemment en fin d’automne dans les dunes boisées anthropisées ou il affectionne les emplacements riches en humus.
C’est une espèce de création récente-2001- séparée d’Agaricus phaeolepidotus qui lui ressemble beaucoup et serait plus continental.
Considéré comme toxique comme tous les xanthodermatei

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description de Jacques Guinberteau:

Ecologie, Chorologie :
Il s’agit d’une espèce relativement commune sur toute la côte ouest atlantique française de l’Aquitaine, Charente-maritime et Iles charentaises, Vendée, Loire-Atlantique, jusqu ‘au sud Bretagne (hormis côté méditerranéen à vérifier ?).
Son écologie est typiquement le Pino-Quercetum ilicis (pinède côtière, avec sous étage de fourrés de chênes verts, selon JG) des dunes boisées atlantiques ou fourrés préforestiers. Ce n’est pas une espèce praticoles des milieux ouverts, mais plutôt une espèce sylvatique, des lisières ou des taillis clairiérés sur sol léger, sableux, à tendance calcaire ou neutrophile. L’espèce ne dédaigne pas non plus la présence fréquente de cyprès (Cupressus macrocarpa) ainsi que la proximité de robiniers (Robinia pseudoacacia) parfois en mélange, typiques des milieux anthropisés (aires de pique-nique, forêt urbanisée). Cette espèce croît principalement sur les accumulations humifères de feuilles de chêne vert ou d’aiguilles de pin, dans les dépressions inter-dunaires.

Morphologie (principaux traits marquants et discriminants) :
- Cet agaric est souvent d’une taille respectable, fréquemment trapu et robuste, Assez fragile, souvent grégaires ou connés par plusieurs exemplaires.
De forme conique-ogival à conico-convexe, cet agaric partage parfois aussi l’un des caractères fréquents de la section Xanthodermatae, à savoir : une forme un peu tronconique du chapeau au stade juvénile, mais vite plan-convexe ensuite.
- L’un des principaux caractères marquants de l’espèce, est son ornementation pileique remarquable, sous forme de petites mèches ou squamules très aigües pointues, individualisées, radialement peignées ou disposées régulièrement, sur fond blanc contrastant.
- Pigmentation d’une belle et chaude teinte brun acajou à brun chocolat assez vif. Notons également très souvent une nette pigmentation d’un beau brun grisâtre violeté à porphyre, très typique chez un certain nombre de mes récoltes non rares.
- Le second caractère important de l’espèce est la structure double et coloration de l’anneau : celui-ci est souvent double, crénelé « en roue dentée » sur sa marge inférieure, et coloré de brun porphyre à brun chocolat au niveau des squames pulpeuses qui doublent l’anneau. Cette coloration est en étroite liaison avec l’ornementation basale du stipe sous forme de bracelets eux même colorés de brun chocolat, +/- empilés qui sont les restes vélaires de même origine que la couche inférieure de l’anneau.
Anneau ample, membraneux, souvent persistant, parfois caduque.
- Odeur phénolique nette.
- Base du stipe variable, plus ou moins tronquée ou progressivement dilatée en forme de pilon.

L’espèce peut être facilement confondue avec :

- Agaricus phaeolepidotus qui est l’espèce, de loin, la plus ressemblante. Ce dernier n’est pas ou exceptionnellement maritime, ni spécialement inféodé aux milieux sableux dunaires. Son écologie est plutôt liée aux lisières rudéralisées des boisements feuillus mélangés (Robiniers, noisetiers, chêne, charme, etc.) en conditions planitiaires ou sub-montagnardes des ripisylves ou forêts galeries. A. phaeolepidotus diffère par un chimisme bien moins prononcé, marqué d’un net jaunissement quoique peu intense au regard d’un A. moelleri !
La pigmentation d’A. phaeolepidotus est également nettement moins vive, beaucoup plus « sale » dans ses tonalités plus mélangées et moins franches. Celles-ci pouvant être d’un brun grisâtre sale à brun noisette clair. Ses squamules radiales sont beaucoup plus éparses disjointes, moins régulières dans leur disposition radiales, moins contrastées par rapport au fond pileique (medio et sub-pellis).
- Principalement l’odeur phénolique nette, suffit à séparer Agaricus freirei d’Agaricus koelerionensis.
- Des autres espèces de la section Xanthodermatae, il s’en distingue par la présence d’un rougissement vineux net de la chair.
Fiche créee le 01/01/2006
révisée le 07/02/2011
Réalisation scientifique: Guy DUPUY     >>> Contact
Mycoleron© 2005 Réalisation technique : François MARIE DIT ROBIN     >>> Contact
383 espèces - Dernière mise à jour le : 15 avril 2013
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